Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour ? Le podcast d’Ovidie

Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour ? Le podcast d’Ovidie

Pour LSD, Ovidie, épaulée par son acolyte Tancrède Ramonet, se lance dans une tentative de définition pluridisciplinaire afin de déconstruire toute cette culture aliénante de l’amour dans l’espoir de mieux la réinventer. Mais qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour ?

Ovidie a le cœur brisé. Elle qui ne rêvait que d’engagement et de Prince Charmant en a marre de ne tomber que sur des crapauds. Déçue, elle en vient même à douter de l’existence de l’amour, du beau, du vrai et se demande avec dépit s’il ne s’agit pas d’une invention de toute pièce destinée à arnaquer encore un peu plus les femmes.

Une série d’Ovidie, avec la collaboration de Tancrède Ramonet, réalisée par Julie Beressi

 

Qui est Ovidie ?

 

Ovidie, de son vrai nom Éloïse Bouton, est une réalisatrice, productrice, écrivaine et militante féministe française née en 1980 à Lille. Après des études de droit, elle s’est tournée vers le journalisme et le cinéma documentaire, et a réalisé plusieurs films sur les questions liées à la sexualité, à la pornographie, au féminisme et à l’émancipation des femmes.

Elle a notamment réalisé « Porno Manifesto » en 2014, un documentaire qui critique la représentation de la sexualité dans l’industrie pornographique, ainsi que « Lesbiennes, gays, bis et trans à l’écran » en 2016, qui aborde la question de la représentation des minorités sexuelles et de genre dans le cinéma français. Elle a également publié plusieurs ouvrages, dont « Osez la masturbation féminine » en 2016 et « Métamorphoses » en 2018, qui explore les questions de genre et d’identité.

Ovidie est considérée comme une figure importante du féminisme contemporain en France, en particulier dans le domaine de la sexualité et de l’émancipation des femmes. Elle a été récompensée pour son travail à plusieurs reprises, notamment par le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes en 2018.

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-qu-est-ce-qui-pourrait-sauver-l-amour-ovidie

Épisode 1 : Un jour mon prince viendra

Le Prince Charmant, cette figure archétypale qu’on rencontre encore dans notre environnement culturel et médiatique, entre chick lit, soap opera et romances érotiques.

Seule sur le parvis de la mairie, Ovidie attend son prince pour se pacser. Mais à l’heure de la signature, aucun prince à l’horizon. Au lieu de cela, un crapaud qui avait oublié de mettre son réveil… Une désillusion qui l’amène à s’interroger sur ce qu’est l’amour et comment se construit le mythe du Prince Charmant. L’amour ne serait-il qu’un échange économico-affectif ? Pour Sabrina Erin-Gin, « Si t’as un capital beauté suffisant, tu peux être transfuge de classe. Quand on est une femme, c’est plutôt plutôt aisé, il suffit après d’acquérir deux ou trois codes. Et c’est bon, ça marche. En revanche, nous, ce qu’on va chercher chez chez un homme, c’est la sécurité (…) puisque le capital beauté, on s’en fiche un peu. On est les premières à se dire « Oh, il me plaît pas vraiment tant que ça, mais, mais il est gentil, c’est un bon parti, c’est le gendre idéal » et souvent ça passe par effectivement la position sociale« .

Un documentaire d’ Ovidie , réalisé par Julie Beressi

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Épisode 2/8 : Amours toxiques, amours fatales

Un amour qui nous amène à perdre notre identité, nous noyer dans l’autre jusqu’à disparaître, est-ce encore de l’amour ?

Des cris, des colères, des manipulations, des larmes, et parfois du sang. Des violences encouragées par le fantasme des relations tumultueuses véhiculées par notre culture romantique et ses représentations médiatiques mortifères. Nous baignons constamment dans cet imaginaire érotique de la dangerosité qui peut avoir des conséquences néfastes sur nos vies réelles comme le détaille Dyane Arkoub, «En général quand il y a une dispute violente, c’est comme si ça n’avait jamais existé. Rares sont les auteurs qui en reparle après. C’est comme si une bombe explosait dans le jardin. Et en fait, non ! Finalement, il ne s’est rien passé, le jardin est presque redevenu normal. C’est comme s’il y avait une forme d’hallucination. Et puis la victime veut entendre que c’est elle qui est responsable…. Le psychisme va se désolidariser et il y a une espèce de dépersonnalisation. On a l’impression que c’était de l’ordre du rêve, ce n’est pas vraiment arrivé, qu’on était déconnecté de soi. C’est une mesure de protection que le psychisme met en place de façon automatique pour se protéger, pour assurer la survie de l’individu. »

Un documentaire d’Ovidie, réalisé par Julie Beressi

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