Archives de catégorie : Relations

Amour : en finir avec la charge émotionnelle

La charge mentale est un concept qui défini un travail non visible, non reconnu et gratuit effectué en général par les femmes. Elle désigne par exemple l’attention quotidienne aux soins des membres de la famille et des tâches essentielles de la vie moderne. Elle est également présente dans les relations amoureuses, dans lesquels les femmes ont souvent la mission implicite de garder le lien et de superviser l’état de la relation. Nous allons voir dans cet article comment mieux prendre conscience de la place que prend la gestion des relations dans la tête des femmes, pour mieux alléger leur mental, laisser la place aux hommes et équilibrer les relations.

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Contraception masculine : une magnifique preuve d’amour ?

Il y a près de 60 ans, à force de luttes, les femmes obtenaient le droit à la contraception. La possibilité de maîtriser sa fertilité à permis à des générations de femmes et d’hommes de mener une sexualité plus libre. Les hommes ont longtemps laissé cette tâche aux femmes, qui sont considérées comme prioritaires dans le choix de procréer. Pourtant, ces dernières années, les hommes s’emparent de la contraception. Quelles sont les méthodes qui fonctionnent ? Où en est la recherche ? Est-il possible à l’heure actuelle de gérer sa fertilité pour un homme, en dehors du préservatif. Et qu’en pensent les femmes ?

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Contraception masculine : comment en parler avec les ados ?

Parler de sexualité avec des adolescents, ce n’est pas évident pour tout le monde. Alors parler de contraception masculine avec son grand garçon… ça peut devenir franchement compliqué, surtout quand on est soi-même pas vraiment expert du sujet. Pourtant, chaque génération est différente et il est possible que vos enfants en sachent plus que vous ne le pensez… Dans cet article, nous allons tester différentes stratégies pour aborder sereinement la question de la sexualité et de la contraception avec vos adolescents. Quel est leur niveau d’information ? Comment trouver des livres ou des vidéos qui parlent de sexe sans se prendre la tête ? Est-il judicieux d’évoquer la contraception masculine avec les garçons ? Accrochez bien vos yeux, c’est parti !

 

Mon bébé, aujourd’hui je vais t’expliquer comment ne pas faire de bébé !

 

Il y a probablement un certain nombre de phrases vraiment ridicules à éviter de prononcer devant des adolescents. Si vos enfants ne vous posent jamais de questions et que vous parlez rarement de sexe devant eux, l’approche risque d’être délicate. Les phrases à éviter sont en général de ce type (avec de l’humour, cela dit, tout passe) :

  • Steven ! Il faut qu’on parle d’homme à homme !
  • Mon bébé ? Maman voudrait parler d’une chose importante avec toi !
  • Tu vas voir ta copine ? Tu vas pas nous ramener des maladies vénériennes à la maison ! Prend des préservatifs !
  • Ton père et moi, quand on était jeunes, on ne savais rien du sexe, la première fois qu’on a fait l’amour…

Dans l’idéal, il est préférable de parler de sexualité avec vos enfants avant la puberté. Ils seront habitués à considérer cela comme une chose naturelle et seront moins gênés de venir vous parler lorsqu’ils seront confrontés à ces questions. Quoi qu’il en soit, vous aller devoir en parler avec eux, c’est votre rôle de parent : laisser vos enfants dans l’ignorance c’est prendre le risque de devoir gérer une grossesse précoce non désirée. Donc autant trouver la meilleure façon de poser le sujet de la contraception sur la table le plus tôt possible.

 

Et s’ils en savaient plus que moi ?

 

Évidemment, vous en savez beaucoup plus sur la sexualité que vos adolescents. Qu’ils aient déjà une vie sexuelle ou qu’il jouent encore aux jeux vidéos (les deux sont également possible), ils ne sont pas vierges de conceptions et d’idées sur le sexe, les pratiques sexuelles et les relations, mais ils découvrent encore.

Ce qui est sûr, c’est qu’il n’appartiennent pas à la même génération que vous et ont par conséquent d’autres références culturelle. Donc, avant de faire l’adulte qui sait tout et qui va leur dire quoi penser, il est préférable de s’intéresser un peu à la musique qu’ils écoutent (faites bien attention aux paroles), à leurs films culte, aux réseaux sociaux qu’ils fréquentent, etc. Il est certain qu’il vous cacheront des choses. Ne jouez pas les espions. Et si vous ne vous êtes jamais vraiment intéressé à leur environnement culturel, ils risquent de se méfier de votre approche… Mais cette tactique permet de vous rapprocher d’eux et de leur montrer que vous êtes à l’écoute.

Pour vous donner un exemple concret, si vous lui faites remarquer que dans les paroles des chansons qu’il écoute le chanteur parle de sa copine comme d’une prostituée et qu’il vous répond « Ouais c’est une bitch ! », alors vous saurez que le travail va être long et compliqué mais nécessaire.

 

Les règles de base pour parler de sexualité avec son adolescent

 

Même si les parents sont rarement la première source d’information sur la sexualité, montrer à vos enfants que vous êtes un interlocuteur fiable en cas de problème est essentiel.

 

Ne pas lui faire la morale

 

Si vous associez la sexualité à une faute ou un mauvais moment, il y a peu de chances que vos enfants vous identifient comme une personne de confiance. Vous risquez de leur faire passer l’envie de revenir vous parler. Un jeune qui a des comportements sexuels à risque est probablement un enfant qui n’a pas eu connaissance des limites. Avant de rejeter la faute sur lui, demandez-vous si vous l’avez correctement informé.

 

Ne lui racontez pas votre vie

 

S’il y a une chose qui peut mettre un adolescent mal-à-l’aise, c’est bien d’imaginer ses parents pendant l’acte sexuel. Évitez de lui raconter trop de choses intimes vous concernant. Donnez plutôt des exemples, sans nommer les gens, ou parlez lui des personnages de séries ou de situations banales vécues par des personnes lambda.

 

Vérifiez ses connaissances en matière de sexualité

 

Au lieu de lui bourrer les oreilles de recommandations, posez lui plutôt des questions (pas trop indiscrètes de préférences) : qu’est-ce qu’il sait de la sexualité ? Qu’est-ce qu’il ferait dans telle situation ? Est-ce qu’il connaît les différents contraceptifs disponibles ? Comment est-il informé sur les maladies sexuellement transmissibles et les infections ? Le but de la manœuvre est de savoir s’il est autonome ou s’il a besoin d’informations. Vous serez également rassuré si vous savez sur qui il peut compter pour avoir des informations supplémentaires.

 

Lui proposer de choisir un interlocuteur de confiance

 

Si vous sentez que vous n’êtes pas l’interlocuteur idéal, assurez-vous qu’il saura trouver rapidement les informations dont il a besoin : infirmière scolaire, professeurs, amis, frères et sœurs plus âgés, oncle ou tante branché, etc.

 

Mettre des livres, des vidéos, des sites internet à sa disposition

De très bons documents ont été écrit par des médecins ou des spécialistes de la prévention en matière de sexualité. Mettez certains des livres suivants à sa disposition : il pourra les consulter seul et s’informer à son rythme. Pour les plus jeunes, Le guide du zizi sexuel est une référence pour défricher toutes ces questions délicates avec humour.

Faites une petite sélection de vidéos Youtube, certaines sont très bien faites. Par exemple, la vidéo suivante explore les rituels de passage de l’adolescence, le rapport au corps, notamment pour les garçons :

 

Quelle contraception masculine pour un ado ?

 

La contraception pour les filles, au début, c’est souvent la galère. Elles mettent du temps à trouver celle qui leur convient et à prendre les bonnes habitudes qui permettent d’avoir une bonne efficacité contraceptive. Seulement 38% des filles sont sous contraceptif lors de leurs premiers rapports sexuels. Les autorités médicales recommandent donc une double protection : préservatif et pilule. En effet, la grossesse involontaire n’est pas le seul problème que peuvent rencontrer les adolescents : ils existe également des maladies et les infections sexuellement transmissibles.

 

Apprendre à bien utiliser un préservatif

 

Le préservatif est considéré comme le seul moyen de contraception masculine depuis des décennies, il est donc l’outil de base à fournir à vos adolescents. Mais il est indispensable de leur donner le mode d’emploi avec : une mauvaise utilisation des préservatifs est à l’origine de nombreuses grossesses non désirées… Ce fameux problème de la capote qui a craqué…

On ne le répètera jamais assez, un préservatif s’utilise de préférence avec un lubrifiant et il est important de bien chasser l’air avant de le dérouler jusqu’à la base du pénis. Toutes ces informations sont disponibles sur les notices contenues dans les boites de préservatifs.

Tous les préservatifs ne se valent pas ! N’hésitez pas à encourager votre jeune à les utiliser en lui achetant des préservatifs de bonne qualité et confortables. Il existe des boites « ludiques » avec des parfums et des textures intéressants… Laissez-lui le choix de les utiliser.

 

Quels autres moyens de contraception sont disponibles pour les garçons ?

 

Si depuis 50 ans la contraception est avant tout une affaire de femmes, les choses sont aujourd’hui en train d’évoluer : la contraception masculine est devenue une alternative envisageable pour les hommes sexuellement actifs de demain. De nombreuses méthodes contraceptives existent désormais pour les hommes.

Si la vasectomie n’est pas adapté pour un jeune homme, la pilule masculine ou les injections contraceptives sont en cours d’expérimentation : autant informer les ados de ce que l’avenir leur prépare ! Et parmi les méthodes contraceptives naturelles, les jeunes seront peut-être plus curieux que les adultes pour découvrir des méthodes alternatives et innovantes. Permettre à votre garçon d’être un homme informé et responsable en matière de contraception, c’est un beau cadeau pour plus d’égalité entre les hommes et les femmes.

Finalement, la taille, ça compte ou pas ?

L’éternelle question de la taille du pénis n’a pas fini de faire parler, on écrit chaque jour des kilomètres de mots sur ce sujet. Beaucoup d’hommes sont inquiets de la taille de leur membre et ne se sentirons jamais à la hauteur. Pourtant, on en sait beaucoup plus sur la sexualité et la taille du sexe des hommes n’est plus aussi primordiale. Continuer la lecture de Finalement, la taille, ça compte ou pas ?

Comment faire plaisir à une femme de 40 ans ?

On imagine les femmes compliquées, et on se prête à croire qu’en vieillissant, elles sont pires. Exigeantes, expérimentées, maîtresses d’elles-mêmes, autonomes… Comment penser des qualités aussi précieuses comme des défauts ? Et vous n’avez pas lu le pire : ce qu’aiment les femmes matures, c’est l’authenticité et la simplicité. Continuer la lecture de Comment faire plaisir à une femme de 40 ans ?

L’amour n’est pas fait pour enfermer

Les amoureux d’aujourd’hui slaloment entre les relations toxiques et la peur de l’engagement, la jalousie et la soif de liberté. Pour de nombreuses personnes, l’amour n’est pas une cage mais une magnifique opportunité pour se ressourcer et prendre des forces pour affronter les difficultés de la vie. On entends souvent parler d’amour libre ou de polyamour. Quelles sont ces pratiques ? Quelles sont leurs avantages et leurs inconvénients ?

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Pourquoi les filles aiment les chevaux ?

L’équitation est un sport de filles. Cette passion inconditionnelle pour les poneys et les chevaux dévore nos filles… mais pourquoi les filles aiment tellement les chevaux ? Tentative d’analyse.  

L’équitation, un sport de filles

 

L’équitation est un sport mixte : sur le dos de leurs chevaux, hommes et femmes, filles et garçons, participent aux compétitions ensemble. Pourtant, force est de constater que ce sport est presque uniquement pratiqué par des filles. Les compétiteurs de niveau amateur et intermédiaire sont presque toutes des filles. Revenons quelques instants sur cette bizarrerie statistique. Sur 6 licences de la Fédération Française d’Équitation, 5 sont des filles. Près de 80 % des cavaliers qui fréquentent les centres équestres sont des filles. Et personne dans le milieu de l’équitation ne saurait trouver une explication satisfaisante à ce phénomène. On sait juste que le changement s’est produit dans les années 70, où l’équitation est devenu un sport-loisir féminin, et même le premier sport féminin.

La théorie énervante selon laquelle l’engouement féminin pour l’équitation viendrait d’une série sur les poneys et ce désir irrépressible des filles de brosser, prendre soin et caresser un cheval ne suffiront pas sérieusement à expliquer cette passion partagée par de nombreuses filles. Même si les équipements d’équitation deviennent parfois très girly. Les paillettes, le rose, et les gadgets envahissent les selleries, oui, mais la passion des licornes et des petits poneys est elle si influente ? Penser cela, c’est vraiment, encore une fois, prendre les filles pour des idiotes. Toujours est-il que l’équitation est un des seuls sports mixtes qui permettent aux femmes de concourir dans les même catégories que les hommes.    

Les bénéfices de l’équitation

 

La liste des qualités développées par l’équitation, autant sur le plan physique que social ou psychologique :

  • modestie, attention, observation de l’autre,
  • sensibilité
  • rigueur
  • patience, persévérance
  • confiance en soi
  • meilleure conscience de soi, de son schéma corporel et de l’image de soi
  • Tonicité, synchronisation
  • Authenticité

Certains thérapeutes ont bien compris que les chevaux peuvent rétablir l’équilibre. L’hippothérapie permet de travailler sur le plan physique (synchronisation, motricité et tonicité), psychique et relationnel.  

Ces qualités féminines qui plaisent au cheval

  L’équitation est avant tout une histoire de relation. L’athlète, c’est d’abord le cheval, et la qualité de la relation est déterminante dans le travail d’équipe entre l’animal et la femme. Or, socialement ces qualités sont sur-représentées par les femmes : décryptage.  

Le contact avec l’animal nécessite une grande sensibilité

  La sensibilité est définie culturellement comme la spécialité des femmes. Non pas que génétiquement, les filles soient programmées pour être plus sensibles, mais plutôt, parce que les femmes ont le droit d’exprimer cette sensibilité et apprennent à développer leur intelligence émotionnelle. Ces facultés ont été longtemps interdites aux garçons. Monter sur un cheval, l’approcher, prendre soin de cette grosse bête sensible nécessite beaucoup de tact, d’intelligence et de subtilité. Tout ce qui est valorisé dans la construction sociale des femmes.  

Communication et autorité : se faire respecter

  Pour les jeunes filles en particulier, s’occuper d’un poney, le monter et suivre les recommandations de l’enseignante permet :

  • de développer son attention sa sociabilité et sa persévérance ;
  • de comprendre les interactions non-verbales et d’apprendre à les interpréter ;
  • de fixer des limites et se faire respecter
  • de communiquer clairement ses intentions

Le cheval est un bon maître pour la clarté : si vos demandes sont ambiguës, ses réponses seront étranges et inadaptées.  

Aimer et prendre soin

  Là encore, si les filles sont encouragées à jouer à la poupée dés leur plus jeune âge, c’est bien pour apprendre à aimer et prendre soin. L’écoute et l’attention sont primordiales. Comment est le cheval ? Nerveux, fatigué, fougueux ? Comment se sent le cavalier ? En colère, détendu, plein d’énergie. Prendre ces éléments en compte est essentiel pour une séance d’équitation sereine. Les poneys, parce qu’ils sont à la taille de l’enfant, permet aux jeunes cavaliers de prendre en main les soins habituels de l’animal, de façon autonome. Le grooming est un moment important de la relation où le cavalier est obligé de considérer le cheval et son corps comme un être vivant et pas seulement un moyen de transport. Aimer son cheval : cette forme d’amour est très formatrice. Le cheval ne vous demande rien d’autre que de bons soins et du respect. La relation qui se tisse entre une jeune fille, ou un jeune garçon, et son animal est constructive : les efforts mis la bonne communication entre les partenaire permettent de profiter une symbiose très agréable, le temps d’une balade.  

Monter sur un cheval : un énorme sentiment de liberté et de puissance

  Chevaucher sa monture, prendre de la hauteur et partir au galop. Pas besoin de longs discours pour comprendre le sentiment de liberté et de communion avec la nature que procure une escapade à cheval. Cet animal impressionnant donne une impression de force communicante.  

Quid des garçons : manque d’intérêt, peur ou interdit social ?

  On peut s’étonner que l’équitation soit un sport féminin et même le déplorer. Mais prenons le problème à l’envers : Pourquoi les garçons n’aiment pas les chevaux ? Autrefois majoritairement masculin, le sport équin est délaissé par les garçons d’âge moyen. Les hommes sont fortement représentés les écuries avant 6 ans et après 19 ans. Pourquoi ? Nous ne vous donnerons probablement pas une réponse satisfaisante ici. Seulement quelques pistes :

  • s’occuper du cheval est perçu comme une activité maternante réservée aux filles
  • les situations de leadership sont compliquées à gérer : complicité plutôt que domination, concurrence directe avec des filles, qui demandent une maturité que les filles acquièrent plus tôt
  • ce sport, très exigeant, demande de la persévérance et les efforts fournis ne donnent pas de résultats directs, très frustrant pour les jeunes garçons

C’est dommage pour les garçons, mais pour les filles, cette non-mixité permet de pratiquer un sport entre copines.  

« Je n’aime pas les filles qui aiment les chevaux »

  Comme nous l’avons vu précédemment, les filles qui aiment les chevaux apprennent à développer des qualités humaines très utiles dans la vie sociale : ne pas avoir peur de s’affirmer, se faire respecter, ne pas se laisser impressionner… Elles savent peut-être en général mieux qui elles sont, elles ont appris à aimer la liberté et l’autonomie. Autant de qualités qui dérangent. En effet, encore beaucoup de gens continuent de penser dans des codes un peu poussiéreux : les filles doivent être gentilles et ne pas trop se mettre en avant. Il n’est donc pas rare de voir des commentaires insultant sur les cavalières ou les anciennes cavalières, sur les forums ou dans la vraie vie. J’espère que cet article vous aura aidé à comprendre que tout cela n’est que jalousie inutile. Et j’encourage tous les parents à offrir l’opportunité à leur fille de découvrir les chevaux, même si, malgré tout, l’équitation reste parfois un peu chère, certains clubs hippiques sont abordables.

 

Faire un enfant après la ménopause : et si je devenais papa ?

Avoir un enfant après 50 ans, certaines femmes sautent le pas, avec suivi médical resserré. Des actrices américaines, quelques grandes bourgeoises, peu de femmes s’y risquent. Pourtant, dans les familles de 12 enfants du siècle précédent, le petit dernier de la fratrie avait souvent une mère âgée. Serions-nous devenus plus sévères avec nos femmes mûres ? Toujours est-il que la question n’est pas là : la ménopause passée, les femmes ne font plus d’enfants et la pression est forte pour les femmes sans enfants. Alors que faire ? Assumer une féminité stérile ou chercher des solutions que le patriarcat ne propose pas ?

Option n°1 : porter la honte de la femme vide

Avez-vous déjà remarqué à quel point le regard porté sur une femme qui n’a pas eu d’enfant et qui a passé l’âge, est lourd et faussement compatissant. Bien plus grave que la compassion, il y a un jugement et presque une injonction : tu n’as pas eu d’enfants, femme, tu dois porter la souffrance, car tu ne t’es pas accomplie dans ton rôle féminin de mère.

La seule chose à faire, pour ces femmes est de l’assumer et de le porter fièrement. Car en réalité, pour beaucoup d’entres-elles, ne pas avoir d’enfant est un choix. Une carrière passionnante, une sainte horreur des bébés, une furieuse envie de ne penser qu’à soi… autant de raisons pour oublier de faire un enfant. Finalement, quand on se rend compte à 30 ans que l’horloge biologique est déjà bien avancée, le temps qui reste avant la ménopause est bien court… Sachant que la quarantaine est une période où l’on savoure ses acquis et on se connait mieux, il y a de quoi vouloir croquer la vie à pleines dents…

Mais qu’entendent ces femmes qui affirment, à 20 ou à 50 ans, ne pas vouloir être mère ? « Tu changeras d’avis… tu regretteras… »

Option n°2 : faire un enfant médicalement assisté

Mère nature peut se fâcher : il faut l’aide de la science et de la biotechnologie médicale pour faire un enfant à 50 ans.

Option n°3 : recourir à une mère porteuse

Fortement controversée, cette méthode a le mérite d’être hétéro compatible. Si votre mari a une jeune maîtresse, ça peut simplifier ou compliquer les choses. Le home made, a son charme.

Option n°4 : devenir papa

Les hommes n’ont plus le monopole du démon de midi. Faire un enfant à 50 ans après avoir refait sa vie avec une jeunette n’est pas interdit aux femmes. Cette option hétéroflexe, permet au passage de s’affranchir de la grossesse. Pouvoir continuer à boire et à fumer pendant la grossesse de sa femme… un luxe certes minable…

Pas dans le cul aujourd’hui : quand la vulgarité cache un trésor de subtilités

Derrière un titre surprenant de crudité, difficile de croire que l’on s’appête à lire une des plus belles lettres d’amour pur qu’il nous soit offert de savourer. Dans une petit livret de quelques pages, Jana Černá nous livre sa lettre à Egon Bondy : un condensé palpitant d’amour, de sexe et d’authenticité qui nous donne envie d’aimer librement. Continuer la lecture de Pas dans le cul aujourd’hui : quand la vulgarité cache un trésor de subtilités