Pas dans le cul aujourd’hui : quand la vulgarité cache un trésor de subtilités

Derrière un titre surprenant de crudité, difficile de croire que l’on s’appête à lire une des plus belles lettres d’amour pur qu’il nous soit offert de savourer. Dans une petit livret de quelques pages, Jana Černá nous livre sa lettre à Egon Bondy : un condensé palpitant d’amour, de sexe et d’authenticité qui nous donne envie d’aimer librement.

C’est l’inaptitude à aimer moderne, le rejet de la belle histoire de la princesse et du prince qui se rencontrent, la lassitude du libre-échange amoureux qui bouillonne dans ce petit livre. Entre désir et amour, volupté et intensité, Jana Černá écrit de tout son corps des lignes passionnées à son amant. Entre érotisme, voir pornographie, et amour pur, le lecteur est emporté dans un tourbillon d’émotions intenses et de plaisir tendre. Une lecture qui ne laisse pas indifférent.

Pas dans le cul aujourd’hui j’ai mal

« Et puis, j’aimerais d’abord discuter un peu avec toi car j’ai de l’estime pour ton intellect. On peut supposer que ce soit suffisant pour baiser en direction de la stratosphère ». Jana Černá, 21 décembre 1948

Les mots sont crus. Et pourtant, ce n’est que de l’intelligence et du raffinement que l’on peut lire : l’amour n’est pas une cage ou une convention sociale, pas pour Jana et Egon. Entre intelligence et irrationalité : voilà l’essence même de l’humanité. Se penser des dieux et baiser comme des bêtes, mais aussi le contraire.

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